Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
26 Août 2024
La connexion à nous la plus habituelle,
Que nous expérimentons depuis enfants,
C’est la connexion par la tête,
Le fameux « je pense donc je suis ».
Et si on pousse le raisonnement,
On est carrément identifiés à nos pensées:
« Je pense que/ je sais que… »,
Mais qui est ce « je » qui pense?
Et pourquoi, selon les moments, ce « je » pense de manière diamétralement opposée?
Je suis sûre que t’as déjà expérimenté des moments où tu te dis « mais quelle vie de merde c’est pas possible »,
Et des moments où tu te dis « waw quelle chance de vivre cette vie c’est si agréable ».
Évidemment tu vas me dire « oui mais dans le premier cas je vivais de la merde et dans le second cas je vivais qqch de cool ».
Mais en fait,
C’est surtout que dans le premier cas, ton système nerveux est passé en mode survie car il a perçu un danger,
Et dans le second cas, ton système nerveux était dans un état de connexion, de vie et de croissance.
Les pensées qui tournent dans ton cerveau dépendent de l’état de ton système nerveux.
Changer tes pensées ne sert à rien.
Réguler ton système nerveux physiologiquement, c'est ce qui fera naturellement changer tes pensées.
Car tu passeras d’un état de survie habituel, à un état de vie habituel dans lequel ta fenêtre de tolérance à l’inconfort est bien plus grande.
Mais revenons à cette connexion par la tête.
À cette identification à nos pensées.
Nous avons des neurones dans le cerveau.
Nous avons des neurones dans l’intestin.
Mais ce que nous ignorons souvent,
C’est que nous avons aussi des neurones dans le cœur.
Nous avons donc une intelligence du corps,
Et une intelligence du cœur,
Qui diffèrent de l’intelligence du cerveau.
Sauf que nous avons eu l’habitude d’entendre que tout passe par le cerveau,
Organe roi et Maitre.
Et c’est faux.
C’est l’organe roi et Maitre dans la société occidentale surtout.
Une société qui porte au pinacle la réflexion,
L’intelligence rationnelle,
Et qui méprise quelque peu les émotions,
Et les ressentis corporels.
Nos deux autres cerveaux, donc.
Sauf que vivre une vie à partir de nos envies,
Ça n’est possible que si l’on RESSENT ses envies.
Combien de fois, quand on m’a demandé « tu as envie de ça, ou ça »?
J’ai répondu : je SAIS pas.
Évidemment,
J’étais absolument pas connectée à mes ressentis!
Quand on dit que les envies viennent des tripes,
C’est pas faux.
Les envies sont du domaine de la sensation et de l’émotion,
Pas de la réflexion.
On a besoin en tant qu’humain de muscler les ressentis du corps,
Et les ressentis du cœur.
Pour amener une nouvelle sécurité intérieure,
Qui était manquante.
Car la seule connexion par la tête,
Par le cerveau,
Ne risque pas d’amener de la sécurité,
Puisque les histoires que notre tête nous raconte dépendent de l’état de notre système nerveux.
Notre état physiologique est à l’origine des histoires qu’on se raconte.
Et les histoires qu’on se raconte viennent renforcer encore cet état physiologique.
Belle boucle de rétroaction!
Comment muscler les pôles « corps » et « cœur »?
En régulant physiologiquement son système nerveux,
En pratiquant la respiration dans son cœur.
On va littéralement changer la fréquence que nous émettons.
Ça veut pas dire qu’en faisant ça, tout ira bien.
Ça veut juste dire qu’en faisant ça,
On va amener un socle de sécurité qui va aider à agrandir notre fenêtre de tolérance à l’inconfort.
Et qui va nous permettre,
quand on est enfermé dans des spirales de rumination,
D’en sortir.
Respirer 10 minutes dans son cœur,
En imaginant à l’inspiration que le cœur se gonfle,
Et à l’expiration qu’il relâche dans tout notre corps l’air inspiré,
Permet de passer d’un état de ruminations, à un état de sérénité joyeuse.
De se sentir plus ancré,
Plus confiant,
Avec plus de foi en la vie.
(Pour certaines personnes, la respiration dans le cœur sera désagréable. Ça n’est pas définitif. C’est juste que c’est pas le bon exo pour le moment.
En règle générale, quel que soit l’exo que je propose, s’il te met plus d’anxiété et de contraction que quand tu as commencé, alors tu laisses juste cet exercice de côté. Ton corps sait, et il aime visiblement pas!).