L’impact des traumas chroniques d’enfance sur ta vie d’adulte

Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.

Moi je suis comme saint Thomas

 

« Moi, je suis comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois! ».

Tu l’as certainement entendue, l’expression!

Alors que…

C’est le contraire!!

Saint Thomas s’est bien gouré!

Saint Thomas ne connaissait pas le système d’activation réticulaire lol!

Eh oui, en réalité… On ne voit que ce à quoi on croit (c’est ton système d’activation réticulaire, justement, qui permet ça. Tu peux aller googler si ça te branche).

Mais attention, ça s’arrête pas là!!

La croyance, c’est pas une génération spontanée dans le cerveau…

La croyance dépend de l’état de notre système nerveux!

Eh oui!! Ce à quoi on croit diffère diamétralement selon l’état du système nerveux dans lequel on se trouve au moment T.

Parce que c’est la physiologie qui influence la psychologie! À 80%!

La façon dont nous nous sentons influence et modifie ce que nous voyons, entendons, pensons, ressentons et faisons!

Ainsi, quand nous nous sentons en danger, ça nous pousse à détecter encore plus le danger. Nous allons zoomer sur les autres éléments qui pourraient être dangereux autour de nous… même quand la sécurité est également présente.

Exemple: tu fais plusieurs mois avec un CA trop bas pour te payer et payer tes charges et tu n’as bientôt plus de trésorerie. Toi, quand tu as du CA et des clients, tu te sens super bien. Par contre, dès que ton activité tourne moins bien tu te sens en pression, en stress, en mode « putin faut que je fasse quoi pour que ça marche »?

Dans ce mode de protection, tu vas commencer à voir tout ce qui va venir valider cette insécurité interne: entreprises qui ferment, prospects qui n’achètent pas, mauvais reach des posts, clients qui achètent chez qqn qui fait un « meilleur marketing » selon toi, etc

Là, ce qui t’as mis en insécurité c’est que ta valeur, ton identité est liée profondément à la « réussite » ou à « l’échec » de ton activité.

Selon ta propre définition de la réussite ou de l’échec.

Tant que « ça marche » tu te sens bien.

Dès que « ça marche pas », inconsciemment les pensées qui arrivent c’est « je suis nul, j’y arrive pas, pourquoi moi, je veux pas que ma famille/mes amis voient ça de moi, j’ai honte, je n’y arrive pas… etc ».

Du coup tu as besoin d’aller libérer, dans tes mémoires du corps, ce qui inconsciemment crée un enjeu, et déclenche ton insécurité à la moindre fluctuation dans ton entreprise.

Car cette insécurité :

➡️ bouffe ton énergie

➡️ te maintient en tension

➡️ t’empêche de trouver des solutions à partir de ton potentiel

➡️ te maintient dans des solutions du passé, et des sensations du passé

➡️ entretient une sensation de catastrophe imminente et d’échec programmé

Tu vas me dire: « ouais enfin vu la situation, merci, c’est un peu logique ».

Pas forcément. T’as déjà forcément eu l’exemple d’entrepreneurs au fond du trou qui se sont relevés comme le phénix?

Avec une foi et une confiance inébranlable?

Ils ne le savaient peut être pas, mais c’était grâce à leur système nerveux!

En effet, quand nous nous sentons en sécurité (indépendamment des circonstances extérieures), nous avons tendance à détecter encore davantage la sécurité, même quand le danger est également présent!

Ça veut dire que pour se sentir capable, en maîtrise, souverain, il suffirait de changer d’état du système nerveux et hop miracle, ça va?

Ça serait un discours simpliste et culpabilisant que de donner une injonction du genre « change ton état du système nerveux, lâche prise, passe en état de sécurité et ton rapport à ton entreprise va changer ».

Parce que l’état de notre système nerveux, nous ne le choisissons pas.

On peut pas se mettre aux commandes et aller choisir « hummm, je déclenche cet état ».

Et pourquoi donc?

Parce que ce système nerveux est AUTONOME, comme son nom l’indique!

On a aucun pouvoir de choix sur l’état déclenché.

Notre marge de manœuvre, c’est d’apprendre à le réguler, ce système nerveux.

Pour qu’il passe de bodygard atteint de stress post traumatique, à bodygard mesuré.

Pour passer en état de sécurité… il va falloir apprendre progressivement au corps à ressentir cette sécurité intérieure sans la combattre, la fuir ou se fermer.

Car la sécurité peut être perçue comme un danger.

Chez certains de mes clients, la sensation de sécurité ou de bonheur constitue un danger pour leur système nerveux.

Au contact d’une sensation de sécurité, leur système nerveux va déclencher de l’angoisse ou de la dissociation.

Cette sensation de sécurité peut aussi être rejetée de toutes ses forces par une ou plusieurs parties!

T’as l’impression qu’elles jouent contre leur camp?

Non, en réalité ces parties ont peur de ressentir cette sensation de sécurité une fois, et de ne plus jamais réussir à la ressentir dans le futur.

Et pour ces parties, c’est pire de savoir ce que c’est, et de ne plus jamais la ressentir de sa vie!

Du coup, pour elles, mieux vaut ne pas savoir ce qu’est la sécurité ou la joie, si c’est pour ensuite ne plus jamais la ressentir…

Alors évidemment, on va pas brutaliser ces parties angoissées ou désespérées!

Ce qu’on fait dans ces cas là, déjà, c’est :

▶️ valider les parties qui refusent la sécurité.

Elles ont de très bonnes raison, telles que « à chaque fois que je me suis relâchée, que j’ai cru pouvoir me poser, il s’est passé une catastrophe. Du coup je dois me méfier des coups du sort. C’est comme si la vie attendait que je relâche ma vigilance pour me tacler ».

▶️ dire à ces parties qu’on n’est pas là pour les empêcher de faire leur boulot de protection. Et vraiment leur certifier.

▶️ leur montrer que leur protection est perçue comme excessive pour le propriétaire de ce corps, qui souffre de se sentir assailli par la peur et l’incapacité jour après jour.

▶️ négocier avec ces parties, de nous laisser aller chercher le plus petit endroit de sécurité dans le corps, et faire coexister cette sécurité avec la vigilance.

Pour démontrer aux parties vigilantes que l’on peut mettre un peu de confort dans cet inconfort quotidien.

Ça, c’est commencer à regarder avec l’œil de la sécurité, les « mécanismes chelou » de notre corps.

C’est rentrer en lien avec ces parties de nous flippées, paralysées, qui prennent toute la place … pour nous protéger maladroitement.

▶️ recommencer régulièrement à aller voir ces parties, à aller retrouver dans son corps un endroit de sécurité et faire coexister la sécurité et la vigilance… pour progressivement développer l’habitude, dans le corps, de ressentir aussi de la sécurité.

Parce que c’est trop simpliste de dire « il suffit de changer d’état, de développer la sécurité intérieure et d’agir en régulant ton système nerveux ».

Si t’es pas habitué à ressentir la sécurité et que tu essaies physiologiquement d’obliger ton corps (ce qui est possible avec des exercices physiologiques qui mettent dans le bien être)… alors ton corps va faire un shut down.

Fermeture.

Malaise vagal!

L’entraînement a besoin d’être progressif.

Sinon c’est comme si quelqu’un te poussait dans l’escalier.

Tu arrives en bas bien trop vite et mal en point.

Ton système nerveux ne s’est pas dysregulé en un jour… il ne va pas non plus se réguler par miracle en un jour.

Par contre, chaque jour t’entraîner avec des exercices te permettant de ressentir de la sécurité, à hauteur de ce que ton corps tolère… c’est comme faire de la muscu. Ton corps va prendre progressivement l’habitude de ressentir de la sécurité, et va pouvoir en tolérer progressivement davantage

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :