Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
18 Janvier 2025
De l’état de notre système nerveux, dépend notre perception de la vie.
Oh, super, quelle jolie phrase … mais concrètement ça veut dire quoi?
Voici un exemple concret:
Une grosse tuile pas prévue te tombe dessus… comment tu réagis?
Tu le vis comme une énième injustice, tu pars au combat, « ça va pas se passer comme ça »?
Ou alors comme un cadeau caché, l’univers t’envoie un merveilleux changement qui fait si mal et puis tu changes tes émotions négatives, quand même, faudrait pas baisser ton niveau de conscience!!
Tu t’effondres? Trop, c’est trop…
tu constates le fait, constates que c’est un point de pression, un point de bascule, non voulu, mais que maintenant que c’est la, va falloir faire avec, puis tu te tournes vers « comment aimerais je avoir dépassé ça ? »
On a chacun une perception du monde,
Une perception des choses qui nous arrivent,
Qui diffère, selon notre état habituel du système nerveux (ce qu’on appelle notre personnalité).
Comment se construit cette perception?
Tout d’abord, qqch que nous vivons tous:
Notre système nerveux se synchronise, dès petit bébé, avec le système nerveux de nos figures d’attachement.
Si nos parents ou nos grands parents ont un discours orienté majoritairement sur le danger, ce qui pourrait mal se passer, nous devenons hypervigilant et notre résilience et acceptation diminue.
Notre système nerveux, par conditionnement, se retrouve dans le même état de survie que celui de nos ascendants.
A l’inverse, si le discours de nos parents est plus tourné vers les ressources et les opportunités, tandis que leur système nerveux est véritablement régulé, la perception de l’enfant éduqué dans une telle famille sera similaire à celle de sa famille (sauf choc traumatique ou autre trauma).
On n'a pas tous les mêmes armes au départ. Une famille qui filtre la réalité en terme de croissance et d’opportunités, a plus de chance d’élever un enfant qui surmonte les obstacles sans développer un stress chronique.
Contrairement à l’enfant élevé au milieu des mêmes obstacles, mais avec des parents qui les perçoivent comme des épreuves, des malédictions, des menaces.
Ensuite, qqch que nous ne vivons pas tous:
La perception de la vie est biaisée par les chocs traumatiques et les traumatismes.
Nos trauma réinitialisent notre système nerveux en le dirigeant tj vers la menace, vers ce qui est dangereux, et ça a un impact sur la façon dont on va agir dans le monde.
« Quand notre confiance a été enfreinte, victime de violations,
Quand nous nous retrouvons marginalisés,
Notre corps entre dans un état de menace constante.
Il se sent constamment menacé, c’est un mécanisme intégré, qui s’insère dans notre génétique.
Cela signifie que quand nos limites sont enfreintes,
Ou quand la sécurité, la confiance en les autres a été victime de violation, a été enfreinte et n’est plus constante,
Alors nous entrons dans cet état physiologique, marqué par l'hypervigilance,
Et cela nous empêche de créer de fortes relations de corégulation,
Et sur le plan physique comme mental nous souffrons.
Les organes de notre corps ont plus tendance à devenir malades,
Car la régulation globale est perturbée étant donné que nous sommes dans un état de menace constante »: Stephen Porges, le traumatisme intergénérationnel à la lumière de la TPV, Quantum Way, Congrès sur le transgenerationnel, 2021.
Une fois que notre perception de la vie, du monde, des autres et de soi même s’est construite,
Alors nous interprétons et filtrons la réalité à l’aune de cette perception « core ».
C’est ce qu’on appelle la carte du monde en PNL.
Et la carte du monde de chacun, qui ressemble à une carte routière Michelin ... elle est différente du monde qu’elle représente.
Pourquoi?
Car notre carte du monde est construite comme les pierres qui construisent une maison.
Chaque événement qui nous arrive est une pierre rajoutée à notre vision du monde.
Je dis bien vision du monde. C’est très différent de la version objective du monde.
Tout dépend comment, enfant, vos figures parentales (que ce soient des parents, des instit’, famille d’accueil,...) ont géré les événements leur arrivant.
Chez moi, tout était prétexte à guerroyer.
Les impôts se trompaient tout le temps,
EDF nous avait lancé un sort pour se tromper autant dans les factures,
une fois la banque a même envoyé le prêt de mon père sur un autre compte bancaire en se trompant de destinataire.
Vous l’aurez compris, chez moi, on filtrait la réalité avec un filtre bien noir.
Rien n’allait jamais.
Tout était un problème à se traîner.
Et étonnamment… les impôts se trompent et m’envoient une taxe d’habitation alors que je n’ai pas de résidence secondaire, ma comptable se goure et je me tape un redressement l’an dernier…
Ça se trouve, c’est transgenerationnel, d’ailleurs.
Pour d’autres personnes, les dettes au fisc, et aux banques, c’est un détail dans leur histoire. Clairement ils s’en branlent.
Normal… leur perception du monde, leurs filtres, ne sont pas les miens.
J’ai pris mon filtre du monde pour la réalité du monde pendant longtemps.
J’ai cru que le sort s’acharnait sur moi, parce que dans ma carte du monde, apparaissait: « dans la famille on a vraiment pas de bol il nous arrive que des merdes ».
On a la poisse. Ritournelle que j’entendais depuis que j’étais en âge de comprendre ce que c’est.
Et ce sur quoi tu concentres ton attention forcément tu finis pas le voir.
Pourquoi? Non pas qu’il ne m’arrivait que des merdes.
Mais je ne voyais que les merdes.
Parce que j’étais programmée à voir les merdes.
Mon système nerveux, « reconditionné » par les trauma, était tourné vers la recherche de la menace, pour me maintenir en sécurité.
On filtre ce à quoi l’on croit (dans l’état de survie du SN dans lequel on macère), et on vit des situations répétitives car notre système nerveux dérégulé nous maintient dans nos mécanismes d’adaptation.
Si on ne filtrait pas la réalité, grâce à nos filtres de perception, on entendrait tous les sons, on verrait tous les signaux visuels de notre champ de vision, on sentirait toutes les odeurs sans sélection… et on deviendrait fou.
-C’est d’ailleurs une maladie rare mais qui existe, de n’avoir aucun filtre de perception.
On ne peut rien sélectionner, on est surstimulé par tous nos sens et c’est intolérable pour ces personnes-.
Une carte du monde néanmoins, ça se modifie.
On peut complètement révolutionner notre façon de percevoir le monde.
Mais pas en modifiant ses croyances sur soi, sur l’autre et sur le monde, comme nous l’apprend le coaching mindset.
Puisque les pensées et les croyances dépendent de l’état de notre système nerveux.
Non, on modifie notre perception de la vie en régulant notre système nerveux.
Pour réguler notre système nerveux, on doit libérer nos mémoires traumatiques, qui maintiennent notre système nerveux en état de survie perpétuel.