Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
17 Janvier 2025
Parfois, je raconte un truc,
Et bam,
La vie me fout un coup de pelle et je me rends compte que ce que j’avais raconté n’était pas tout à fait juste…
Ce matin, Facebook m’a proposé un souvenir de l’an dernier.
Et en le lisant, m’est apparu à quel point ce que je racontais dans ce post, était physiquement inaccessible,
Quand on est dans certains états de survie du système nerveux.
Pour résumer, je racontais dans ce post que « pour supplanter la peur, les doutes, les interférences des mémoires avec tes manifestations dans le champ quantique,
Il te faut te connecter à ta direction,
Ton fil rouge qui te tire, qui te guide, ancrée, souveraine, entière.
Connectée à la fréquence du cœur.
Te connecter à cette direction,
Te permet d’agir à partir de ce qui te porte, et dans l’énergie de celle qui est portée, habitée, connectée, guidée.
Faire à partir de cet état d’être, c’est remettre du sacré dans chaque geste, même le plus minime.
Fait avec conscience, foi, amour et respect, quelle que soit sa taille, son importance.
Et lorsque la motivation et la volonté du début disparaissent, les peurs ne prennent plus toute la place. Elles existent, mais elles ne font plus autant de bruit.
Elle ne drivent plus.
Elles ne reprennent plus toute la place.
Elles demeurent au second plan.
Parce que tu ne vibres plus à la fréquence par défaut de la survie… mais à la fréquence de la réalisation.
Et c’est à cet endroit là que tu vis les retombées les plus incroyables. Les plus extraordinaires.
(…) ».
C’est très beau tout ça… et c’est vrai.
C’est un texte que j’avais en grande partie canalisé, il était plein d’une énergie de paix et de confiance.
Mais selon l’état dominant de ton système nerveux, ce texte peut être FAUX.
C’est pas forcément accessible.
Je me suis aperçue de ça fin août.
Une période où successivement j’avais encaissé :
À ce moment-là, pendant un mois, un mois et demi, j’ai vraiment traversé des eaux troubles.
Je suis tombée dans l’effondrement dorsal.
Plus aucune énergie,
Plus aucune vision d’avenir,
Plus aucune envie.
J’avais juste « envie » de baisser les bras et de tout laisser tomber,
Aucune envie de me relever de ça.
Dans cet état,
J’avais beau SAVOIR que c’était du dorsal,
Je n’avais tellement aucune énergie et aucune espoir,
Que c’était plus fort que moi,
Je dérivais, amochée.
A ce moment là,
Quand j’essayais de me connecter à mon cœur, à mes désirs,
Surgissait une fureur profonde, qui me disait que toutes ces conneries de manifestations c’était de la merde,
Que voilà où ça m’avait mené,
A tout perdre.
Cette fureur était une force destructrice, amère,
Me faisant sentir que la vie était vaine, inutile, ridicule.
Les exercices d’autorégulation parsemaient ma journée pour me permettre de survivre,
Mais AUCUNE connexion à une direction, à un fil rouge à partir du cœur n’existait, n’était possible dans cet état.
Bien au contraire, dans cet état, je (enfin l’état dominant du système nerveux) observais la vie comme un gigantesque gâchis,
Une vaste blague,
Un cirque ridicule.
Il n’y avait plus, en moi, à ce moment là,
Le moindre milligramme de confiance en la vie,
De confiance en l’amour.
Il n’y avait que la certitude froide que je ne pouvais compter que sur moi même,
Et la sensation que je n’avais même plus envie de tirer mon épingle du jeu.
Dans ce type d’état du système nerveux,
Il n’est INUTILE et VAIN de croire que l’on peut se connecter à la joie, à l’envie, à l’amour.
Dans cet état du système nerveux, ça n’existe pas.
Pire, ça peut même mettre dans une colère noire des parties clivées de soi, car ce serait encore « essayer de faire confiance à la vie alors qu’elle vient de te trahir. Ça serait pardonner a une pourriture qui te harcèle ».
Dans cette sombre traversée,
Je n’avais que l’aptitude de mettre un pied devant l’autre,
Alternant progressivement entre :
Pour sortir de là:
Déjà, je n’ai pas vraiment essayé d’en sortir,
J’ai juste continuer à faire des exercices d’autorégulation,
A voir ma thérapeute (et d’autres, il y avait quand même une peur de « pas m’en sortir », face au « m’en fous, j’essaie même pas d’en sortir »),
A me reposer, puisque de toute façon je n’avais pas d’énergie.
C’est quand j’ai acté avec moi même que je fermais ma société, que ça a commencé à aller mieux.
Je n’étais plus du tout alignée à mon « pourquoi » de départ.
Mais je n’avais pas réaligné,
Par peur de gagner moins,
Par peur de manquer.
Mais les divers peurs, protections de survie,
Finissent par étouffer les élans,
Car ces peurs évitent la prise de risque.
Et à force de pas écouter mes élans, pour ne pas prendre de risque,
Quand des éléments importants de ma vie se sont cassés la gueule autour de moi,
Je me suis effondrée avec.
Cette fameuse direction, je ne l’avais plus depuis un bon moment.
Mais il a fallu que tout s’écroule pour que je le perçoive.
Tant que ça allait « raisonnablement pas terrible mais ça va quand même j’ai de quoi assurer ma subsistance »… ca tenait.
Mais quand on retire successivement mon mec (sécurité affective), puis mon plus gros contrat de prestation (sécurité financière),
Alors les mécanismes de survie qui me faisaient tenir (tiens bon, tu gagnes de quoi vivre) se sont effondrés,
Et il n’y avait plus aucun élan de vie dessous,
Puisque ces mêmes mécanismes de survie les avaient écrasés.
En conclusion, il est important de se rappeler que dans l’état dorsal, ou en état de figement fonctionnel,
Et que quand on essaie ça peut produire plutôt l’effet inverse: anxiété, colère, désespoir…
Pour aller libérer les causes prégnantes de la peur du manque, la méfiance envers l’entité nommée « la vie »
Entendre des trucs du genre « la vie te fait un cadeau, aujourd’hui elle te permet de choisir, soit tu lui fais confiance et tu avances dans la foi, soit tu te laisses envahir et dominer par ta vision négative de la vie et tu sombres », je vous garantis que ça n’aide pas.
Heureusement, chez moi, le fait de ne pas être comprise actionne de la fureur et non un surcroît de désespoir.
Mais bon, perte de temps et d’énergie inutile quand même, je me serais bien passée d’entendre ça.