Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
26 Novembre 2024
Notre capacité à surmonter un stress dépend de notre patrimoine génétique et de notre histoire personnelle ayant entraîné des modifications épigénétiques pouvant modifier notre vulnérabilité à un nouveau stress.
Nous ne sommes pas égaux face à l’adversité et un traumatisme peut entraîner chez certains des modifications épigénétiques de l’ADN (comme des méthylations et des modifications de la chromatine) altérant l’expression de certains gènes.
Suite à un stress aigu ou chronique, des dérégulations des systèmes dopaminergiques et sérotoninergiques ont été décrites et sont associées à une plus grande susceptibilité à l’anxiété, à la dépression ou à l’addiction, même si ces modifications épigénétiques sont réversibles.
Des modifications épigénétiques similaires sont aussi observées dans la régulation du cortisol lors de troubles de stress post-traumatique (TSPT).
La prise en compte des mémoires traumatiques chez l’homme est relativement récente.
Il faut attendre les années 1980 pour que les TSPT soient définis cliniquement chez de nombreux anciens combattants américains survivants de la guerre du Vietnam.
Actuellement, dans les sociétés occidentales, la prévalence de TSPT est de 5 à 12 %, mais ces chiffres pourraient être sous-estimés au vu des circonstances que nous traversons.
Toujours dans les années 1980, la découverte par Ledoux et al. du rôle majeur du complexe amygdalien dans la gestion des émotions, dont la peur, a été essentielle pour appréhender les composantes psycho-émotionnelles du stress traumatique.
Même si les régulations cérébrales sont difficiles à analyser chez l’Homme, les circuits limbiques de la peur, mobilisés lors d’un traumatisme, restent au centre de l’installation des mémoires associées à la peur conduisant ou non à des TSPT.
Extraits de l’article « Anatomie et physiologie du stress traumatique », Catherine Verney, Pierre Gressens et Tania Vitalis.