Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
15 Septembre 2026
Attention piège : si tu ne constates pas, ne célèbre pas tes avancées… alors tu ne les verras simplement pas…
Et c'est ce qu'a trouvé ton système de survie pour te faire croire que tu n'évolues pas vers là où tu veux… et te donner une raison d'abandonner.
Je vais te donner un exemple concret :
Une personne est venue solliciter un accompagnement parce qu'arrivée à la 40aine, elle trouvait qu'elle était dans un cul de sac affectivement, au taf et se sentait avoir « juste pas de chance », parce qu'elle percevait qu'elle avait des difficultés d'apprentissage, une intolérance profonde à l'injustice qui ne manquait de la faire réagir epidermiquement, elle se méfiait profondément de l'autorité et ne prenait pas sa place de peur car elle ne voulait pas être agressive et tirer la couverture à elle.
En gros, elle se sentait victime d'une vie injuste et décevante, scénario qu'elle venait de se revalider car à son boulot, son n+1 a décidé de lui intercaler un nouveau supérieur entre lui et l'équipe.
Elle est la plus ancienne, elle est consciencieuse, et a pris cette réorganisation de l'organigramme comme une injustice faite par l'autorité contre elle.
Elle voulait réussir à se détacher complètement de ses émotions à cet égard… c'était évidemment pas la solution qu'on a suivies en accompagnement.
Au départ, on est allé voir ce qu'elle aimerait faire d'autre, car elle et moi on s'était connues dans une formation qui n'avait rien à voir avec son taf actuel, donc il convenait d'aller vérifier si le projet qu'elle eut, quand nous fîmes connaissance, était toujours d'actualité car c'était confus pour elle.
Il s'est avéré que celui là ne l'était pas, mais qu'un autre avait fait son chemin dans sa tête (et que dans sa tête justement, comme un fantasme duquel on va pas au bout).
Donc on a déroulé l'idée du nouveau projet, et au moment d'expérimenter si ça lui plairait… une partie d’elle ne lui a pas permis d’y aller all in.
Et c'est ce que je repérais au fil des séances :
Cette partie d’elle avait pour stratégie de survie :
« faire les choses à moitié pour être certaine d'échouer, mais en mettant l'échec sur des causes extérieures ».
Pour cette partie: si elle ne met pas tout en œuvre pour son projet, alors elle ne pourra pas se valider qu’elle a échoué.
Ne pas aller au bout est une protection pour éviter de se sentir nulle, incapable.
Car cette partie s’identifie à son échec. Si j’échoue, alors je suis nulle.
Mettre au jour cette stratégie d'échec implacable, qui lui évitait de se confronter à l'autorité, qui lui évitait de se donner l'image d'une personne qui prend la place des autres, qui est méchante et injuste… c'est le premier pas.
Celui de la prise de conscience.
Séance d'après, elle arrive et je lui demande ce qu'elle a vécu cette semaine. Boh, rien de terrible me dit elle, et entre deux phrases… elle me sort « et j'ai postulé au poste de n+1 car c'est bon, lui je ne le trouve pas légitime à occuper ce poste, donc je me propose ».
On est passé en l'espace de deux semaines, d'une personne dont les narrations internes étaient pleines de colère et d'injustice contre l'autorité injuste…
A une personne qui POUR LA PREMIÈRE FOIS DE SA VIE agit sans être certaine du résultat et sans que la crainte de l'échec ne soit plus forte.
Une personne qui a intérieurement changé sa perception de l'autorité et de « prendre sa place ».
Et elle ne voyait pas la victoire. « Non boh c'est normal hein, j'ai vu ma stratégie d'échec et mon rapport à l'autorité donc voilà, j'ai agi ».
Pour qu'elle voie l'importance de ce qu'elle a bougé, je lui ai proposé que l'on raconte l'histoire à la troisième personne, comme si c'était une inconnue.
Et là, elle a commencé à percevoir, mais commencé seulement…
Son système de survie est hyper entraîné à lui faire croire qu'elle ne fait jamais rien d'exceptionnel, que la vie est décevante et qu'elle en est victime.
Car cette façon de voir l’a aidée à survivre, quand elle était plus jeune.
C'est comme le réflexe d'un membre fantôme.
Faut s’entraîner à mettre de la conscience quotidiennement sur ce mécanisme de survie.
S’entraîner à développer ses nouvelles perceptions de soi, du monde et des autres.
Percevoir ses évolutions, c'est indéniablement déjà muscler un nouveau système !
Mais il est indispensable de libérer la mémoire traumatique dans le corps,
Sans quoi le vieux système se réinstallera à table insidieusement malgré les évolutions,
Car il est programmé comme une protection pour ta survie.
Et si tu veux qu’on le fasse ensemble, tu peux prendre rdv sur le lien https://rdv.itiaki.com/audrey-mellac-essentia-originali