L’impact des traumas chroniques d’enfance sur ta vie d’adulte

Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.

Ta partie protectrice n'a pas besoin d'être virée, elle a besoin d'un avenant

Tu voudrais te débarrasser de ton hypervigilance ?

De ta colère qui part au quart de tour ?

De cette fermeté qui fait flipper tout le monde, toi la première ?

 

Je te le dis tout de suite : c'est la mauvaise mission.

 

Ce que j'entends en accompagnement, sous toutes les formes possibles, c'est "je veux que ça s'arrête". Que ça se taise. Que ça disparaisse. Et franchement, je comprends l'envie, quand ça te pourrit la vie depuis des années.

 

Sauf que ce truc-là, ce n'est pas un défaut de fabrication.

C'est un mode adaptatif de survie qui s'est amalgamé à toi, à tel point que tu l'appelles "je". Il a été mis en place quand tu n'avais pas le choix, et il a rempli sa mission. Parfois mieux que n'importe quel adulte autour de toi.

 

Alors lui dire de se taire, c'est comme virer l'agent de sécurité qui t'a protégée pendant vingt ans, sans même lui avoir demandé son rapport.

Il ne part pas. Il se planque, il revient par la fenêtre, et il est plus remonté qu'avant.

 

➡️ Ce qu'on peut faire à la place : le passer du pilotage automatique au choix conscient.

 

Prends l'hypervigilance. Enfant, elle t'a évité des ennuis. Adulte, en pilotage automatique, elle te laisse sur les nerfs dans un supermarché.

Mais quand ton cortex préfrontal est connecté, la même capacité devient un outil. Tu relis un contrat et tu repères l'embrouille avant tout le monde. Tu sens qu'une négociation tourne mal. Tu te dis : "tiens, cet endroit m'intéresse, je vais utiliser cette capacité".

 

La capacité est exactement la même.

La différence, c'est que tu sais ce que tu fais, tu sais pourquoi tu le fais, et tu sais que tu choisis de le faire.

 

➡️ Et pour ce qui n'a plus lieu d'être : on renégocie le contrat.

 

En droit, on appellerait ça un avenant. Même signataires, même relation, mission révisée.

 

Dans la pratique, quand on va écouter une partie protectrice, elle nous dit en gros : "j'ai peur que si je lâche, tu te fasses encore avoir". Et à partir de là, on peut négocier.

Par exemple avec une partie qui te fait porter la culpabilité de tout et n'importe quoi, du mail pas envoyé à la vaisselle pas faite. Elle peut très bien accepter de ne se déclencher qu'une fois par semaine, comme un rappel, plutôt que de s'occuper de tes petites culpabilités du quotidien. Et de ne porter que ce qui est vraiment indispensable à ta santé physique, mentale et financière.

 

Tu vois la logique ?

On ne la fait pas taire. On lui retire les dossiers qui ne la concernent plus, et on lui laisse ceux où elle est vraiment utile.

Une partie à qui on ne retire rien de sa dignité coopère infiniment mieux qu'une partie qu'on essaie de museler.

 

Ne me fais pas dire qu'il faut garder tout comportement qui te fait du mal : l'objectif n'est pas de tout accepter, c'est de ne plus être pilotée à ton insu.

Et je ne peux pas te faire une séance par écrit, ce serait vendre du rêve. Ce que je peux te dire, c'est que cette renégociation se fait avec la partie concernée, pas contre elle, et pas à coups de volonté.

 

Pour finir sur une question qui prolonge tout ça : si ta partie la plus envahissante voulait bien revoir sa mission, qu'est-ce qu'elle garderait absolument pour te protéger ?

 

Si tu te reconnais là-dedans et que tu veux qu'on regarde ça ensemble, j'accompagne une séance par jour en ce moment. Voici mon lien de rdv : https://rdv.itiaki.com/audrey-mellac-essentia-originali

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