Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
2 Octobre 2026
Tu comprends vite, mais faut t’expliquer longtemps.
Ça pourrait être mon épitaphe !
Parce que ça vaut même pour mes burn out !
Personne ne t'a dit qu'après l'arrêt de travail, ça peut encore empirer avant d'aller mieux ?
Moi si.
Parce que je l'ai vécu.
Deux fois ! La première fois j’avais pas bien compris visiblement.
J'ai 43 ans, bientôt 44.
J'ai fait deux gros burnouts dans ma vie.
Le premier, je l'ai traversé sans vraiment comprendre ce qui m'arrivait.
Le deuxième, je l'ai traversé en sachant exactement de quoi il retournait, et ça n'a pas été plus facile pour autant.
Les deux fois, ça a duré plus d'un an et demi.
Le plus récent : arrêt de travail le 20 décembre 2024.
Hospitalisation début février 2025.
Sortie d'hôpital fin avril 2025.
Ensuite j'ai continué à m’appliquer les routines de l’hospitalisation, mais à domicile, et ce jusqu'en septembre 2025.
Et là, entre septembre et décembre, ça a été le pire moment.
Des maux de crâne atroces.
Le corps complètement en vrac.
Si tu m'avais vue à ce moment-là, tu aurais pu croire que ça empirait, que le traitement ne marchait pas, que je repartais en arrière.
Que nenni, il ne s’agissait point d’une rechute !
C'était mon corps qui se permettait enfin de lâcher (comme une grosse bouse).
Voilà un truc que personne ne t'explique quand tu craques :
tant que tu es en mode survie, ton corps garde le cap. Il tient.
Il mobilise ce qu'il faut pour que tu continues à fonctionner, même mal, même en vrac intérieurement.
Le sympathique mode combat reste activé, et activé, ça veut dire que ton organisme prépare l'action, pas la réparation.
C'est seulement quand tu sors vraiment de ce mode-là, quand ton système nerveux sent qu'il peut enfin arrêter de te maintenir en état d'alerte, que les symptômes qu'il retenait depuis des mois peuvent sortir.
Chez moi, ça a pris la forme de maux de crâne et d'un corps en pièces détachées, cinq mois après l'arrêt initial.
Chez quelqu'un d'autre, ça prendra une autre forme.
Mais la logique est la même : le pic de symptômes (physiques ou psychologiques) n'arrive pas forcément au moment où tu craques.
Il peut arriver après, quand ton corps a enfin l'autorisation de faire le tri.
Et -oh miracle !-, autour d'avril-mai 2026, j'ai recommencé à avoir des idées,
à avoir envie de comprendre le lien entre trauma précoce et obésité,
entre réduction énergétique traumatique et inflammation du corps…
Et pouf, comme par magie, des envies professionnelles qui venaient de mon essence, de mes valeurs, de mes aspirations sont apparues !
Un an plus tôt, j'étais encore à fond dans le "il faut", "je dois", "j'ai pas le choix".
C'est-à-dire kidnappée par mes mécanismes de survie, ceux qui font tenir un corps et un esprit sur la seule obligation, sans accès à l'envie ni au désir.
Sortir de ce mode-là, ça ne s'est pas fait en se reposant deux semaines.
Ça s'est fait en huit mois de bascule progressive, où chaque étape a semblé pire avant de devenir meilleure.
Pourquoi je te raconte ça, à toi qui tiens ton activité à bout de bras depuis trop longtemps ?
Parce que si un jour tu dois t'arrêter, ou si tu es déjà arrêtée, et que tu sens que ça empire alors que tu penses avoir fait le plus dur, je veux que tu saches que ce n'est pas anormal.
Ce n'est pas la preuve que quelque chose ne marche pas.
C'est très souvent la preuve du contraire : que ton système nerveux a enfin trouvé assez de sécurité pour arrêter de te maintenir en hypervigilance.
On me demande souvent combien de temps ça prend, une vraie sortie de burnout.
La réponse honnête, c'est que ça dépend de combien de temps tu as tenu en surrégime avant de t'écrouler, et de si tu t'arrêtes à temps ou si tu attends l'effondrement total.
Moi, les deux fois, je ne me suis pas arrêtée à temps.
Et les deux fois, ça m'a coûté plus d'un an et demi, pas quelques semaines de repos comme on aimerait le croire.
Donc si tu sens que ton corps commence à t'envoyer des signaux, ce n’est pas un caprice ni un manque de volonté.
La honte de "je devrais aller mieux plus vite" ne va rien accélérer.
Ce que la science montre, encore et encore, c'est qu'un système nerveux qui a fonctionné trop longtemps en mode adaptatif de survie a besoin de descendre les marches une par une, pas de sauter directement au repos total.
Et que le corps qui empire un temps après l'arrêt n'est pas en train de te trahir. Il est enfin en train de se réparer.
Si ce témoignage résonne avec ce que tu traverses ou que tu redoutes, garde-le sous le coude.
Et si tu sens que tu es en train de tenir ton activité à bout de bras depuis trop longtemps, voici mon lien de rdv : https://rdv.itiaki.com/audrey-mellac-essentia-originali