Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
10 Janvier 2025
"En étant toi-même, tu seras peut-être exclue par certaines personnes mais en étant comme tout le monde, tu t'exclues toi-même."
SAUF QUE, pour ton système nerveux CONFORMISME = SURVIE !
Autant te dire direct que ton système nerveux n’est pas d’accord avec cette petite phrase toute faite !
Pour ton système nerveux,
Être comme les autres, aka le conformisme,
C’est ce qui te protège de l’isolement, du rejet.
De mourir seule,
De passer à la questionnette de l’inquisiteur.
Notre société a évolué,
Mais pas notre système nerveux.
Il n’a pas de mises à jour,
Contrairement aux systèmes d’exploitation des ordis.
Donc il perçoit le PRÉSENT avec des critères du PASSÉ.
Car ton corps est peuplé de mémoires:
Mémoires transgénérationnelles,
Mémoires personnelles de l’enfance,
Mémoires de l’humanité.
Et ta neuroception (perception par tes capteurs externes et internes) peut être complètement déréglée, à ne percevoir que les dangers éventuels !
Et c’est logique, vu l’évolution de l’humanité de l’an zéro à nos jours,
Ça a plutôt été guerres, pillages, humiliations, soumission,
Que joie, accomplissement, compassion, collaboration…
Du coup t’as plutôt des mémoires liées à la survie…
Que des mémoires liées à l’épanouissement.
Par conséquent, si on en revient à l’image illustrant le post…
Cette problématique de l’image que l’on renvoie, on l’a tous plus ou moins, fichée dans la mémoire de notre corps.
La mémoire est corporelle, sensorielle. Mais quand elle se déclenche, elle va passer le système nerveux en état de survie.
Et l’état de survie c’est à la fois corporel, émotionnel et mental.
L’état de survie se repère notamment à la qualité de nos pensées.
Et quand on est en état de survie en raison de l’image que l’on risque de dégager à l’extérieur,
Ce qui représente un danger de mort pour notre système nerveux, on va se retrouver avec des pensées de survie sur soi, sur les autres et sur le monde, du genre:
1) Je suis pas assez bien/belle/intelligente/subtile… (et j’en passe, insérez ce qui vous parle)
Pour faire/dire telle chose, pour bosser dans tel endroit, pour aller à une soirée avec tels gens…
Les autres vont me rejeter parce que je suis toujours incomprise,
Ou parce que ce sont des connards,
Parce que je suis toujours à côté de la plaque et qu'on me le fait remarquer,
Parce qu’on me croit pas assez intelligente/compétente/capable…
Notre capacité à créer un récit logique à partir d’éléments eux même illogiques au départ,
On la doit à notre aire gnosique.
Cet endroit dans le cerveau, chargé de faire du sens.
Nous sommes des machines à faire du sens,
Même quand il est complètement faux,
Même quand on est complètement à côté de la plaque, de la réalité.
Exemple: il y a qq années, une de mes meilleures amies a reçu 3 prix de thèse, dont un ex-æquo avec un autre étudiant.
Comment elle a expliqué ça?
« Bah je devais être la thèse la plus consensuelle cette année là, ils devaient pas trop savoir qui nommer d’autres ».
Devant des faits objectifs: 3 prix de thèses,
L’interprétation subjective de mon amie ressemblait à « Playmobil, en avant les histoires ».
Ca ne l’a pas effleuré que sa thèse ait vraiment été bonne (et pourtant, c’était le cas).
Bref… sa vision d’elle même, et de son travail, est venue distordre la réalité objective.
Et ça, on le fait tous plus ou moins,
Selon nos traumatismes du développement ou non,
Selon les mémoires transgénérationnelles ou de trauma collectifs que contiennent nos corps.
Quand notre image de soi est distordue en raison de nos mécanismes de survie,
Être soi, on ne sait même pas consciemment à quoi ça ressemble,
On ne sait plus.
Et notre système nerveux prend bien garde que ça reste comme ça.
C’est pour ça qu’en cas de trauma du développement, le changement peut être long.
Le passage de la chenille au papillon est inévitable,
Mais le temps que ça prendra, on n’en est pas maître,
Ça dépendra de nos mémoires du corps,
De cette mémoire procédurale bien ancrée,
Et faite pour durer,
Que l’on ramollit progressivement,
Jusqu’à libérer les mémoires.