L’impact des traumas chroniques d’enfance sur ta vie d’adulte

Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.

Je ne peux pas t’aider, parce que tu ne le veux pas vraiment

« Je ne peux pas t’aider, parce que tu ne le veux pas vraiment »

J’ai entendu cette phrase tellement de fois de la part de personnes qui ont tenté de m’accompagner. Jusqu’à ce que je tombe sur les bonnes personnes pour moi.

Mes clients l’ont entendue aussi,
Jusqu’à ce qu’elles tombent sur moi, qui était la bonne personne pour eux.
 
Et ça redonne la croyance que c’est possible,
Qu’on peut s’en sortir.

Entendre qu’on ne le veut pas vraiment,

C’est décourageant.
On se met à croire qu’on est un cas désespéré,
Et qu’on creuse notre propre tombe.

Moi, ça me mettait dans une grosse colère mêlée à de  l’impuissance.
Si maintenant on me dit ça, je me dis juste que la personne ne connaît pas les trauma complexes, 
Que ce qu’elle propose n’est pas pour moi,
Et que niveau posture elle est à chier de me dire ça, plutôt que de me dire « oula, là vraiment j’ai ni les outils ni les connaissances rien de ce que je ne tente ne fonctionne, là ».

Janika Fisher dans sa formation TIST est très claire sur le sujet.
Elle a créé cette méthode, car elle constatait que les méthodes éprouvées laissaient beaucoup de personnes au bord de la route.

Elle a donc choisi,
Pour éprouver sa méthode,
Des personnes classées comme « les plus difficiles », ou comme « cas désespérés sur lesquelles rien ne marche ».

Et … miracle… sa méthode fonctionne.
Parce qu’elle est fondée sur la connaissance que la mémoire procédurale 
(celle des mémoires traumatiques du corps, c’est aussi la mémoire qui te permet de ne pas oublier comment on fait du vélo),
Que cette mémoire procédurale est lente à dégrader.
Sa méthode est fondée également sur la TPV,
L’attachement,
Le travail somatique,
Et sur la connaissance des différentes parties qui nous composent, au fil de notre croissance, et au fil des blocages du développement de notre système nerveux.

Je ne crois pas qu’il y ait profondément un organisme/personne qui ne désire pas changer profondément, si déjà il fait la démarche d’être accompagné. 

Au niveau biologique, chaque organisme est conçu pour retourner à son homéostasie. 
Et comme le dit Larry Heller, créateur du NARM, 
Si la personne est encore vivante, 
C’est que cette force vitale est encore là, cachée sous les mécanismes  de survie qui l’ont fait… survivre. 
Mais l’empêchent désormais de vivre pleinement.

Par contre, les mécanismes adaptatifs font obstacle au changement, effectivement. 
C’est leur boulot.
Comme je le disais plus haut, ils sont inscrits dans la mémoire procédurale, ils sont faits pour durer, d’autant plus lorsqu’ils sont associés à la survie, lors de trauma du développement. 

Alors la première chose à faire, c’est de faire miroir au client, de ces mécanismes adaptatifs inconscients qui font obstacle à ce qu’il souhaite pour sa vie. 
Faire miroir à la personne, de ces parties de soi précoces bloquées dans ces fonctionnements qui aujourd’hui lui pourrissent la vie. 

Et ce sont alors ces mécanismes qu’il convient d’adresser avant toute chose.

Refléter cela au client lui permet d’être dans l’agentivité, de développer son sentiment d’être agent.

Par contre c’est clair qu’on ne peut pas faire à sa place. On peut simplement l’accompagner pour aller explorer ce qui fait obstacle à son élan de vie et l’accompagner dans la déconstruction. 
La personne reste toujours libre de partir mais au moins elle a mis de la conscience sur ce qui, inconsciemment, fait obstacle à ce qu’elle dit vouloir. 

Parce que ça n’est pas la personne qui profondément ne veut pas changer. 

Ce sont les parties traumatisées de la personne, coincées dans des réponses de survie. 
La personne est « piratée » par ces réponses automatiques provenant des mémoires du corps, qui elles même ont piraté les réponses de fuite ou de combat de son système nerveux. 

Je trouve important de le préciser pour que la personne comprenne son fonctionnement et déculpabilise. 
Ça n’est pas de sa faute.

Et si toi qui lit ça, 
Tu te sens concerné,
Je le répète: ça n’est pas de ta faute, ça n’est pas toi qui ne veut pas changer! 

C’est juste que tu es tombé sur qqn qui ignore le fonctionnement de la mémoire procédurale,
Qui ignore que ton système nerveux est piraté par tes mémoires du corps,
Et qui ignore que la première chose à explorer dans ce cas là, ce sont ces parties de toi qui bloque tout changement,
Car le changement est perçu comme plus dangereux, que ce que tu vis en ce moment.

Alors qu’évidemment, consciemment, tu es pour ce changement car tu n’en peux plus de ce que tu vis…

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