Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
16 Décembre 2024
« J’aimerais que mon mari change »,
« Je veux pas que mon enfant fasse cette connerie, mais il est majeur et ne veut pas m’écouter »,
Vouloir protéger ses proches contre eux-même,
C’est un élan fréquent,
Qui crée aussi des frictions quand celui qu’on veut protéger de ses propres agissements,
Nous envoie chier car c’est sa vie.
Vous pouvez pas traîner votre proche par la peau du cul chez un addictologue, un thérapeute, un médecin…
Vous pouvez juste, au cas où il serait un danger pour lui même ou pour les autres, demander un internement d’office à la demande d’un tiers.
C’est une procédure assez stricte, et heureusement.
Pourquoi le changement est si dur,
Et pourquoi votre proche sait qu’il doit changer des trucs pour sa santé mentale ou physique, et qu’il ne le fait pas?
C’est pas de sa faute à lui.
Ses neurotransmetteurs sont coupables.
Et derrière ses neurotransmetteurs, évidemment, y’a le système nerveux.
Et pourquoi le système nerveux est continuellement en survie, et inonde le corps de neurotransmetteurs (et le prive d’autres), ce qui maintient des comportement addictifs, inconscients, dépressifs?
Parce que nous vivons dans un monde lui même en survie.
Je vais développer ça, mais avant, il faut distinguer:
la personne qui se sent mal, en a conscience
ET vient consulter,
Et qui des fois rencontre un professionnel qui, au lieu de lui dire « je ne sais pas comment t’accompagner sur ce sujet et je te propose d’aller voir qqn d’autre qui sera plus à même »,
Lui dit « non mais en fait tu le veux pas vraiment ». C’est l’objet de mon post d’hier.
la personne qui a des habitudes de vie délétères, voire des addictions,
qu’elles viennent de trauma,
de conditionnements familiaux,
ou de conditionnements sociétaux,
et qui sait que pour sa santé elle doit changer des choses, car le corps médical lui a dit, par exemple.
Et qui ne change rien.
Et derrière ce second cas,
On doit prendre en compte la société dans laquelle on vit.
On est soumis au matraquage visuel ou auditif de pubs dès qu’on prend sa voiture (ou ses pieds) et qu’on regarde autour de nous.
Si on a le malheur d’allumer la radio, on entend un degueuli insupportable de pub,
Et je parle même pas de la télé.
La société dans laquelle on vit sur-sollicite nos sens et notre émotionnel pour nous vendre des trucs,
On nous matraque de pubs pour les fast food, la bouffe, alors forcément nos sens sont saturés par ça.
Notre « temps de cerveau disponible » est accaparé par ces voleurs d’attention.
Et il y a aussi un fonctionnement en survie de la société: stress en tout genre,
valorisation la productivité, conduisant l’individu à un capitalisme intériorisé, créant une pression interne quasi constante qui peut conduire au stress chronique,
Qui cause chez chaque individu concerné une suractivation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien,
Conduisant le corps à favoriser la sécrétion de l’adrénaline et du cortisol, au détriment de la dopamine.
Et le corps de l’individu va chercher la dopamine dans des actions dopaminergiques générant le plaisir immédiat (malbouffe, addictions, scroll de réseaux sociaux et j’en passe).
Je ne sais pas si on pourra remédier à cet état de fait tant qu’on aura une société aussi duelle, nous jetant à la gueule des pubs pour un tas de produits dangereux à terme pour la santé, favorisant un shoot de dopamine, un plaisir immédiat et artificiel,
Et en même temps invitant à prendre conscience de ces habitudes délétères, habitudes que l’individu ne peut pas arrêter d’un coup comme ça puisqu’il manquerait de ses shoot de dopamine, auquel son corps est accro,
Et se retrouverait juste avec son stress, sans moyen de le fuir et de s’anesthésier.
Comment changer vraiment sa façon de vivre, manger, pour changer aussi la façon dont son corps réagit … quand l’environnement dans lequel on vit ne nous permet pas d’avoir l’espace intérieur et extérieur pour ce changement?
Franchement j’ai pas la réponse.
Mais quand on voit que l’immeuble jouxtant la commission européenne, est un immeuble abritant tous les loobies, on peut gager que le changement profond de l’environnement délétère de l’individu, c’est vraisemblablement pas demain que les pouvoirs publics se pencheront vraiment dessus.
Ils vont juste continuer à brasser de l’air avec leur poudre aux yeux… en nous faisant quelques spots télé de « prévention ».
Lol… et snif
Comme le dit Stephen Porges*, « Est-ce que je peux créer un contexte ou une intervention qui va permettre à mon système nerveux autonome de renoncer à ses défenses et d'entrer dans plus de détente dans certaines situations?
Quand je suis dans un environnement sécure, je n'ai pas besoin d'être dans l'hypervigilance, mais nous savons, nous les adultes, que nous vivons dans un monde où nous devons être conscients de ce qui nous entoure.
si on utilise la régulation du système nerveux et on se dit « c'est bon, je suis réparé », et ensuite on retourne dans les mêmes expériences d'abus dans le monde, le corps réalise que ce n'est pas sain, que ce n'est pas opportun pour ma survie d'être dans mon vagal ventral dans ces contextes-là.
Et toutes ces choses vont réduire la régulation vagale-ventrale de notre système nerveux autonome ».
Dans un environnement, une société en survie… notre système nerveux perçoit le danger et se remet en état de survie. On ne peut pas désactiver ce fonctionnement.
On peut seulement œuvrer pour nous créer un environnement plus secure et régulateur.
*Citation de Stephen Porges, issue du programme de formation en TPV de l’institut PVI, Quantum Way, février 2024.