Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
22 Mai 2024
Nous ne sommes pas nos choix,
Nous ne sommes pas nos comportements.
Nous ne sommes pas non plus nos pensées,
Ni nos émotions.
En revanche,
Nos choix et nos comportements,
Sont influencés,
Par nos pensées, nos émotions et nos sensations corporelles.
Et ces sensations corporelles, émotions et pensées… dépendent de l’un des états du système nerveux.
On a 4 choix:
Soit les sensations corporelles, émotions et pensées appartiennent au dorsal (ex:apathie, désespoir, pensées « à quoi bon, ça ne marchera pas)
Soit les sensations corporelles, émotions et pensées appartiennent au sympathique agressif (ex:corps tendu, prêt au combat, colère, pensées « putin c’est inadmissible ça ne va pas se passer comme ça)
Soit les sensations corporelles, émotions et pensées appartiennent au sympathique fuyant (ex:corps qui tremble, respiration courte, peur, pensées « j’y arriverais jamais je suis pas assez bien ils vont le voir »)
Soit les sensations corporelles, émotions et pensées appartiennent au ventral (ex: corps détendu, péricarde détendu (permettant l’ouverture du cœur), émotions de compassion, de curiosité, d’envie, et pensées du type « j’ai envie de découvrir ça, c’est génial de découvrir de nouvelles choses, j’ai hâte et peu importe le temps que ça me prendra de le maîtriser, j’en suis capable »).
Nous avons tous une habitude physiologique, plus marquée, pour l’un ou l’autre état.
Parfois, selon les sphères de vie, on aura une habitude physiologique au travail et une habitude physiologique différente à la maison.
Et c’est cette habitude physiologique, qu’on appelle notre caractère, personnalité, et qu’on prend pour notre identité: colérique, timide, déprimé, éternel fatigué, optimiste (peut aussi être du sympathique fuyant), déterminé…
Ça n’est pas nous, c’est comment nous vivons le plus souvent, et on finit par se dire que c’est nos traits de caractère.
Par exemple là je suis dans le train, et la meuf à côté de moi a déjà passé deux coups de fil sans sortir du wagon, et utilise les deux prises de courant.
Première réaction instinctive: lui demander de raccrocher avec ma tête de psycho aux yeux flippants, et lui demander de retirer un de ses chargeurs car elle utilise celui de ma place.
Mais c’est bon, je vois mes états, donc je le vois faire, j’ai un espace entre le déclencheur et ma réaction.
Un vide, un silence.
Dans lequel j’ai perçu : ah tiens, que se passe t’il dans mon corps et mes émotions pour avoir ces pensées? Et pour avoir envie de faire respecter les règles de téléphoner hors wagon?
Eh bien tout simplement, j’ai pris la première classe pour remplir mon besoin de silence, et mon besoin de prise électrique.
Mais j’ai rien à recharger pour le moment: donc lui demander de débrancher, ça serait uniquement car elle ne m’a pas demandé si elle pouvait l’utiliser. Bien, je me connais assez pour savoir qu’une partie de moi est à cheval sur la courtoisie et le « savoir vivre » (mon référentiel hein, bien sûr).
Ça serait donc lui faire payer ce qui pour moi est de l'incorrection.
Et ce serait fonctionner à partir du sympathique agressif.
Donc c’est à moi d’aller voir à l’intérieur de moi si c’est une valeur intrinsèque, ou une valeur héritée. Et si j’en veux ou pas.
Ah, pour ne pas téléphoner dans le wagon, ça c’est autre chose.
J’ai moins de clarté.
Car j’ai un besoin de silence supérieur à la moyenne.
Puis une éducation à « ne pas déranger à l’extérieur pour un vivre ensemble harmonieux ».
Puis un background de juriste, en mode la règle c’est la même pour tous.
Mais aussi une compréhension des gens qui doivent bosser dans le train.
Donc c’est complètement confus pour moi, j’ai beaucoup de fils à tirer dans cette histoire.
Et pour aller les tirer, ce que je commence par faire, c’est réguler mon système nerveux. Pour aller interroger mes besoins.
Et, surtout, ne pas me faire kidnapper par mes états de survie. Pour ne pas réagir instinctivement.
C’est pas pour autrui.
C’est mon défi à moi, que je me pose: appliquer dans la vraie vie mes connaissances du système nerveux, pour ne pas me faire avoir par les fonctionnements de mon propre système nerveux.
Enfin, le moins souvent possible.
Pourquoi on se fait avoir par nos états du système nerveux?
Car notre corps est conçu biologiquement pour s’adapter.
Et, depuis qu’on est enfant, notre corps s’est adapté, et a adopté un état habituel, « préféré ».
C’était l’état le plus optimal pour faire face aux défis voire maltraitance de notre enfance.
L’adaptation, c’est un processus normal, biologique.
Le corps s’adapte pour devenir plus efficace, et peu importe à quoi.
Dommage pour nous, si on vit dès l’enfance avec des parents qui ont des attentes irréalistes, ou des comportements aléatoires… on va se sentir en insécurité, on va être stressé et anxieux.
Et hop, notre corps s’adapte pour nous faire devenir encore plus efficace à faire face à ces errances parentales, parce que c’est une situation récurrente dans notre vie.
Et plus ça se produit souvent, plus la réponse corporelle devient automatique. Et plus on a l’impression que c’est nous.
Notre caractère.
Et notre corps cherche à retourner dans cet état devenu normal… même quand on vit désormais autre chose qui ne nécessite pas du tout cet état de stress ou d’anxiété, de contrôle ou de colère.
C’est cette homéostasie de survie.
Cette habitude corporelle.
Cette identité corporelle, qu’il faut CHANGER.
Cette homéostasie de survie raconte une histoire de survie: « je suis en sécurité tant qu’on me voit pas trop, que je fais attention de ne pas déranger, ou que je fais attention à devancer les envies des autres »…
Ou encore « la meilleure défense c’est l’attaque, je suis en sécurité si je contrôle mon environnement et si je domine les autres et mon corps »…
Et il y en a pleins d’autres, des histoires qui appartiennent à la survie.
Du coup, comment changer l’homéostasie de survie?
Eh bien en régulant le système nerveux.
En libérant physiologiquement le corps de ces crispations, de ces figements, de ces contractions.
Car c’est l’état du corps qui indique à nos capteurs corporels, dans quel état de survie ou de vie on est.
Puisque comme je l’ai écrit précédemment, le corps s’habitue à ce qui se produit le plus souvent.
Si ce qui se produit le plus souvent c’est de la régulation,
De la plénitude, de la foi et de la gratitude,
Alors on va changer notre habitude physiologique.
Notre corps essaie de nous ramener dans ce qui est habituel…
Jusqu’à ce qu’on lui amène un nouveau référentiel.
C’est comme si ça changeait notre « caractère » et notre « personnalité », du coup.
Une nouvelle identité,
Celle du ventral.
Pour le meilleur, tout en sachant tenir le pire.