Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.
15 Janvier 2025
Les traumas ont un impact sur la santé globale et la physiologie.
Inversement, la santé globale a aussi un impact sur l’expression plus ou moins intense des modes adaptatifs de survie.
Plus notre santé physique est bancale, plus nos mécanismes de survie traumatiques vont affleurer.
Comme des rochers à marée basse.
Une marée basse d’énergie de vie.
En un mot comme en mille,
Quand l’énergie vitale est basse,
C’est la foire aux mécanismes de protection…
C’est notre état physiologique qui conditionne notre état psychologique à 80%.
L’état physiologique, c’est quoi?
C’est l’état de notre système nerveux.
C'est l’état de la chimie de notre corps, l’état hormonal de notre corps, notre niveau d’inflammation des tissus…
Lorsqu’on est en état de survie du système nerveux, nos pensées vont être tournées vers ce qui manque, vers ce qui ne va pas.
Nous sommes dans l’hyper vigilance, le contrôle,
Ou dans le figement,
Ou encore dans l’effondrement.
Notre état physiologique est bien sûr impacté par nos trauma,
Les mémoires du corps engrammées.
Mais, et on l’oublie souvent, notre physiologie est aussi (et au moins à part égale) déterminée par notre état de santé général.
L’épuisement,
Le stress chronique,
La dysbiose intestinale ou le SIBO,
Les dérèglements hormonaux sont des signes de dérégulation du système nerveux.
Et ils créent aussi cette dérégulation.
C’est un cercle vicieux.
Réguler physiologiquement le système nerveux,
C’est bien,
Mais c’est insuffisant.
On a besoin,
En même temps que la régulation physiologique,
D’adresser ces maux physiques.
Et pour cela, il faut passer au repos.
Repos du corps, couché, un maximum de temps dans la journée. Primordial.
Repos psychique (libération des mémoires du corps et régulation physiologique du système nerveux),
Repos organique ( drainage physique et oxygénation, régulation physiologique du système nerveux)
Repos électromagnétique (éviter la pollution par les ondes, et, oui, c’est un défi),
Repos digestif,
Elimination des polluants (ce qu’on se met sur la peau, ce qu’on respire, les ustensiles avec lesquels on cuisine, les produits d’entretien…)
Les différents types de repos sont détaillés dans le topo « quand j’étais vieille » de Taty Lauwers.
On a beau être au 3e millénaire, on manque (et c’est un euphémisme) de prise en charge globale de notre état.
Lorsqu’on se fait accompagner en psycho-thérapie, on va actionner le repos psychique.
Quand on se fait accompagner (ou que l’on apprend seul) à réguler physiologiquement notre système nerveux, on va actionner en partie (en partie seulement) le repos organique.
Quand on fait du yoga, de la marche dehors, des exercices de respiration (…), on va actionner en partie également le repos organique.
Inutile de dire que les autres repos, qui sont tout aussi indispensables, manquent à l’appel.
L’idéal serait de coupler l’accompagnement de libération des traumas, et l’accompagnement au rétablissement de la physiologie (au niveau des troubles digestifs, de l’épuisement physique, de l’épuisement des surrénales, des dysfonctionnements hormonaux).
Ces accompagnements devraient être selon moi concomitants, car les maux psychiques et physiques s’entretiennent l’un l’autre.
Si je prends mon exemple, j’ai beaucoup été accompagnée sur mes trauma du développement, et je le suis encore.
Mais étant en état de stress chronique (même si ce stress chronique a pour origines mes trauma), mon corps a besoin de repos.
De restauration.
Si je m’occupe uniquement de la libération de mes mécanismes de survie, sans m’occuper cocommitamment de ma santé globale, alors mon corps va rester épuisé.
Et une personne sans trauma, dont le corps est épuisé… va demeurer en état de survie du système nerveux.
Car le système nerveux perçoit un danger: l’épuisement physique, l’épuisement des surrénales, des dysfonctionnements hormonaux, des maladies…
Il faut alors agir sur les deux niveaux.
Libérer les rochers (mémoires du corps),
Et faire remonter la marée (de l’énergie vitale) à marée haute.
Et ce second point passe donc par l’alimentation ressourçante, le repos du corps, le repos électromagnétique, la limitation des polluants dans notre environnement direct…
Bref, les autres types de repos que le repos psychique et organique! (Décrits par Taty Lauwers dans le topo susnommé).
Car le système nerveux perçoit un danger réel, quand on est à bout de force. Et il nous met en dorsal.
Suffit qu’on ait des mémoires du corps qui nous maintiennent en état sympathique car « il faut assurer sa subsistance et ne compter sur personne », alors on sera dans un corps épuisé dont on continuera à extraire le moindre gramme d’énergie… jusqu’au burn out franc et massif.
On néglige l’importance du repos couché, parce que notre société ne le valorise pas, d’une part, et que nous sommes déconnectés des signaux de notre corps, d’autre part.
Pourtant, le seul moyen de permettre à notre système nerveux de passer dans un état de restauration, de réparation et de création de nouvelles cellules… c’est de s’allonger au moins 15 minutes.
Car c’est au bout de 15 minutes que le corps commence à faire son boulot restauratif.
En cas de burn out, c’est 20h sur 24h qu’il conviendrait de rester allongé, pour être tout neuf au bout de 6 mois (cf recommandations de feu le Dr Poesnecker, spécialiste Américain de l’épuisement)
Depuis janvier, c’est mon activité principale: me reposer, pour permettre à mon corps de se restaurer et se ressourcer.
Et… guess what?! Les symptômes typiques du stress chronique s’amenuisent de manière considérable.
Alors… Apprenons à nous traiter comme on traite notre animal de compagnie.
Parce que je gage que vous ne l’empêchez pas de dormir,
Vous ne l’obligez pas à veiller,
Ni à nettoyer sa litière,
Et que vous le nourrissez avec des croquettes saines !