L’impact des traumas chroniques d’enfance sur ta vie d’adulte

Découvre l’influence des traumas du développement et de la dysrégulation du système nerveux sur ta qualité de vie et ton bien être général.

La colère a mauvaise presse et pourtant...

La colère a mauvaise presse,

Et pourtant,

C'est une émotion organisatrice et structurante.

Elle est très liée à notre énergie de base,

Notre élan vital.

Y’a quelques années, les gens voulaient apprendre à dire non.

C’est pas une chose qu’on apprend, on naît avec une capacité à dire non.

C’est même la première chose qu’on fait en naissant.

Et l’impulsion naturelle et saine est de protester.

Lorsque nous sommes nourrissons, très jeune enfant,

Il n’y a pas de différence entre le monde intérieur et le monde extérieur,

Ce qui veut dire que tout ce qui se passe à l’extérieur est de ma faute,

Et je le prends pour moi,

J’en fais une affaire personnelle,

C’est toujours qqch qui me concerne.

C’est ce qu’on appelle le narcissisme primaire.

Il est important pour le nourrisson de pouvoir communiquer qu’il a besoin,

Ou qu’il n’est pas content d’une chose ou d’une autre,

Et que quand il émet cette protestation,

Il reçoit une réponse de son environnement qui soit suffisamment bonne.

Et la capacité à protester car qqch ne me convient pas ici,

Est une différentiation saine de l’élan vital.

Cette expérience est fondamentale pour le nourrisson,

Car ça lui apprend ainsi qu’il a un impact sur son environnement,

Et qu’il peut influencer la façon dont ses besoins seront satisfaits.

Cela lui permet de développer un sentiment d’agentivité.

En revanche,

La colère et la rage surviennent lorsque ses besoins ne sont pas satisfaits de façon chronique.

Se montrer au monde dans notre colère et notre rage c’est une aptitude innée qu’on a tous en tant qu’être humain.

Mais quand des enfants ressentent une colère chronique à l’encontre de ceux qui prennent soin d’eux,

Cette colère est instinctivement ressentie comme une menace envers le lien d’attachement et donc comme une menace de nature à mettre leur vie en danger.

En effet, ce dont nous avons besoin pour survivre en tant qu’humain c’est pas seulement de nourriture et d’air mais également et dans la même mesure, de connexion, d’affection et d’amour.

C’est la raison pour laquelle on sera prêt à renoncer à beaucoup de choses pour ne surtout pas renoncer à la relation ou à la connexion tellement c’est un besoin fondamental.

Ça n’est pas une option pour l’enfant à cet âge de renoncer à la connexion des personnes qui s’occupent de lui, et de choisir l’autonomie.

L’enfant choisira de se déconnecter de certaines parties de lui même.

Et ensuite, le mécanisme lui permettant de se déconnecter et de maintenir cette déconnexion, c’est:

  • le jugement envers soi
  • la haine de soi
  • et la honte de soi

Quand il n’est plus supportable pour l’enfant de ressentir cette colère, arrive clivage et projection.

Ce qui se passe alors, étant donné que l’enfant ne peut pas garder simultanément l’image d’un gentil et d’un mauvais parent, il le clive.

Le bon parent, le mauvais parent.

Pareil pour lui: le bon moi, le mauvais moi.

Et il faut se rendre compte que maintenir ce clivage demande une énergie énorme.

L’énergie de rage est constamment présente et si on veut la cliver ça consomme énormément d’énergie (hello la fatigue chronique à l’âge adulte!).

Le clivage de cette colère aura comme conséquence soit de l'auto agressivité, soit du passage à l’acte à l’extérieur.

Le clivage ne peut être résolu uniquement au niveau du système nerveux ou par le biais d’un « enfant intérieur » ou d’une conscience infantile.

Car à la différence du travail sur une réponse de combat inachevée à l’encontre d’un inconnu,

Les enfants victimes de trauma développementaux développent un grand nombre d’inhibitions internes contre la colère éprouvée à l’encontre de leurs parents,

Afin de protéger la relation d’attachement et l’amour qu’ils ont pour eux.

A l’âge adulte, pour sortir de la peur chronique, de la fatigue chronique sans cause médicale, de l’irritabilité, de la dépression, du manque de sens…

On a besoin de reconnecter à notre force vitale.

Et ça ne peut se faire sans réintégrer la colère, qui était clivée,

Sur le chemin de la reconnexion à l’élan vital,

Et à l’expression de soi,

L’anxiété et la colère sont intimement transformées en une saine expression de soi,

En puissance,

Et en une capacité à la saine autonomie.

Pour développer une capacité saine à prendre sa place dans le monde,

Et une capacité à s’exprimer de façon authentique, en ayant confiance que c'est acceptable, ok et bien.

Extraits de la formation NARM du CEFORT

PS: sur l’image, évidemment, c’est une agressivité clivée, qui, quand la coupe est pleine, ressort avec les meilleures offenses.

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